L'exposition inaugure un cycle d'évènements se déroulant en 5 chapitres dans 5 lieux d'art d'octobre 2018 à novembre 2019. Ce premier volet propose sous la forme d'une installation des éléments qui interrogent la place du livre et plus spécifiquement la place du catalogue d'artiste aujourd'hui. À partir d'une monographie éditée en 2016, Dominique De Beir a pris le parti de prolonger le livre sur les murs et dans l'espace de la galerie de l’artothèque.

Culture et Loisirs

Publié le mardi 9 octobre 2018

Annexes et Digressions 1

Contenu de l’exposition

Sortir le livre sur le mur ; combiner la reproduction à l’original ; ouvrir le livre dans son propos mais l’ouvrir également sur les murs. L’exposition est une sorte de chemin de fer qui associe œuvres et documents, des multiples sur les murs à des productions visibles dans le catalogue. Celle est liée à une expérimentation qui tisse des liens entre les œuvres, les études, les projets, les maquettes, comme une version exposée du livre parfois agrandie, reformulée et enrichie.

L’exposition est envisagée sous la forme d’une installation où sont présentées des œuvres d’époques et de natures variables qui rendent comptent de la matière et de sa transformation, de l’immersion du corps dans cette matière, des travaux de recherche sur des éléments du livre annotés de dessins et d’écrits.

Cette publication inaugure un cycle d’évènements qui se déroulent en cinq chapitres dans cinq lieux d’octobre 2018 à novembre 2019 : Artothèque de Vitré, galerie Réjane Louin de Locquirec, musée Secq des Tournelles Rouen, galerie Jean Fournier Paris, Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur Marseille.

  • Ouverture de l’exposition au public du 6 octobre au 23 décembre 2018 du vendredi au dimanche de 14h à 18h à la salle du Temple de l’Artothèque.
  • Ouvert aux groupes (sur réservation à educatif.artotheque@mairie-vitre.fr) les jeudi et vendredi après-midi
  • Dans le cadre de ses missions de sensibilisation et de formation à l’art contemporain, l’Artothèque de Vitré propose différents types d’activités et d’outils à destination de tous les publics.
  • Pour l’exposition Annexes et Digressions de Dominique De Beir, l’Artothèque met en place des visites accompagnées d’un atelier (1h30 à 2h) en direction des établissements scolaires, instituts médico-éducatifs et centres de loisirs.
  • Plus d’infos : 02.99.75.07.60

Dominique de Beir

Par l’aléatoire du geste et de la trace, Dominique De Beir se concentre sur des pratiques d’inscription et de marquage, entre surface et profondeur, dont elle explore l’impact physique, la densité, le rythme. En cherchant à débusquer l’épaisseur, son geste révèle l’œuvre autant qu’il la fragilise et la dissout parfois.

Le point est la pierre angulaire de son travail. Le point comme une écriture et comme une percée, pris dans une gestuelle répétitive. Le point tout à la fois précis et hasardeux. Il est le geste minimal qui construit un ensemble. En creux ou en relief, il est la marque unique d’une force appliquée à la surface. Le point est un trou qui pique, perce, érode les supports de prédilection de l’artiste : les matières « pauvres » telles que le papier, le polystyrène, le carton etc. Il est aussi l’entité de base d’une écriture singulière : le braille. Dominique De Beir utilise le point selon ces deux acceptions : accroc et caractère.

En parallèle à l’élaboration d’installations et de peintures, Dominique De Beir assemble des planches dessinées en cahiers et étend son geste de scarification et de retournement de la matière à différents registres récupérés. À partir d’un travail sur les niveaux de l’image se développe ainsi progressivement une réflexion sur les glissements entre dessin et écriture, voir et non-voir, plein et vide, surface et profondeur. Par différentes marques portées sur et dans le support, les cahiers déploient un système de répétition et de dédoublement. Les perforations démultipliées avec frénésie sont une volonté de désarticuler le réel, de le dupliquer et d’essayer de jouer avec son envers.

Son travail est représenté par la galerie Jean Fournier (Paris), la galerie Réjane Louin (Locquirec) et la galerie Phoebus (Rotterdam).

Autour de l’exposition

Initiation au Braille

  • À partir des éditions Les Doigts Qui Rêvent (LDQR)
  • Les vendredis matin 9 et 16 novembre
  • Pour les primaires et collégiens
  • À la médiathèque de Vitré

Week-end « Workshop éditions »

Fabriquer un livre qui met l’accent sur la surface et ses imperfections, qui valorise de multiples façons la limite entre le dehors et le dedans, le recto et le verso comme si l’on retournait le visible, espérant scruter ce qu’il dissimule.

Localisation

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